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Philips Videopac G7000 et Videopac+ G7400

Console 8 bits de Philips (1978-1983), vendue sous treize noms en Europe, aux États-Unis et au Brésil. Le G7400 de 1983 lui ajoute un second processeur graphique et superpose deux images — une architecture inhabituelle, et la raison pour laquelle certains jeux du G7000 ne fonctionnent plus dessus.

Le Videopac G7000 et son clavier à membrane.
Le Videopac G7000 et son clavier à membrane. Photo : MKFI, Public domain, via Wikimedia Commons.
Le Videopac+ G7400, qui ajoute le circuit graphique EF9340/9341.
Le Videopac+ G7400, qui ajoute le circuit graphique EF9340/9341. Photo : Marco van den Hout, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Identification

Champ Valeur
Fabricant Philips (Magnavox aux États-Unis, filiale de Philips à l'époque)
Années 1978-1983
CPU Intel 8048 — 1 Ko de ROM et 64 octets de RAM internes
RAM 128 octets (6810)
Vidéo et son Intel 8244 (NTSC) / 8245 (PAL)
Média cartouche
Entrées 2 manettes (câblées ou sur connecteurs) + clavier

Ce que le G7400 ajoute

Champ Valeur
Extension d'E/S Intel 8243
Graphique EF9340 + EF9341 (Thomson)
VRAM 6 Ko (trois 2128) — ⚠️ 4 Ko seulement sont utilisés
Clavier plus grand

Deux images superposées

Le G7400 ne remplace pas le 8245 : il le complète. Le couple EF9340/EF9341 produit un fond, que la puce d'origine vient recouvrir de ses sprites. Le manuel Philips consacre tout un chapitre à l'« insertion de l'image du GEN et du VIN (décor) dans l'image du VDOP (Jeu) », avec la gestion des transparences.

Correspondance des noms — le manuel désigne les puces par des sigles : VIN = EF9340 (compteurs, adressage, sérialisation) et GEN = EF9341 (générateur de caractères en ROM et « boîte aux lettres »). Le 8245 y est appelé VDOP. Philips les présente comme un générateur de type ANTIOPE / TELETEXT.

⚠️ Les quartz changent selon le modèle

C'est le piège de mesure de cette famille : six configurations différentes, et le pilote MAME les liste une par une.

Modèle Quartz
Magnavox Odyssey² (US) 7,15909 MHz
Videopac G7000 (Europe) 17,734476 MHz
Videopac C52 / Videojeu N60 (France) 17,812 MHz
Videopac G7200 (écran N&B intégré) 5,911 MHz + 3,547 MHz
Videopac+ G7400 5,911 MHz + 8,867 MHz (MAME) — ⚠️ le manuel indique 8,906 MHz
Jopac JO7400 (Brandt, France) 5,911 MHz + 3,5625 MHz

Horloges attendues sur un G7400 ✅

Composant Fréquence Origine
Intel 8048 5,911 MHz quartz, non divisé
Intel 8245 (VDOP) ~3,5468 MHz (MAME) · 3,56 MHz (manuel) 8,867 × 2 ÷ 5
EF9340 (VIN) ⚠️ ~3,5 MHz, et fenêtrée voir ci-dessous

L'affichage du G7400, d'après le manuel

Le manuel Philips (§ IV-3) décrit l'affichage GEN et VIN en standard européen : 40 cellules par rangée sur 25 rangées, soit 1 000 cellules. Chaque cellule occupe 10 lignes TV, chaque tranche 8 points, et le balayage n'est pas entrelacé.

§ IV-3.1 : une ligne TV compte 40 colonnes de luminance et 16 de blanking, soit 56 colonnes en 64 µs. À 8 points par colonne, cela fait 448 points par ligne et 7 millions de points par seconde. Le manuel conclut : « chaque point correspond à une demi-période d'horloge à 3,5 MHz ».

Le jeu de caractères tient en 9 bits (128 alphanumériques + 128 semi-graphiques + 192 définissables en RAM) et les attributs en 7 bits, d'où 16 bits par cellule de mémoire d'écran.

Les horloges du VIN et du VDOP ne sont pas les mêmes — piège de mesure

Le manuel (§ V-2, folio 65) est explicite : il faut 228 périodes d'horloge en 64 µs pour le VDOP et 224 dans le même temps pour le VIN, soit 3,56 MHz contre 3,5 MHz — obtenus en supprimant 4 périodes toutes les 228.

Autrement dit, le VIN est arrêté un court instant à chaque ligne, en attendant le VDOP. Un fréquencemètre posé sur le VIN d'une machine saine lira donc moins que sur le 8245. Ce n'est pas une dérive.

La famille — une machine, treize noms

Videopac / Odyssey² (base 8244/8245)

Nom Marché
Videopac G7000 Europe, plusieurs modèles
Odyssey² États-Unis (Magnavox)
Videopac C52 France
Videojeu N60 France
Radiola Jet 25 France
Siera Videopac Computer G7000 France
Schneider Videopac 7000 Allemagne
Philips Odyssey Brésil
Videopac G7200 Europe — écran noir et blanc intégré

Videopac+ (avec EF9340/EF9341)

Nom Marché
Videopac+ G7400 / G7401 Europe
Brandt Jopac JO7400 France
Schneider Videopac 74+ Allemagne
Odyssey³ Command Center États-Unis — ⚠️ prototype ; MAME donne ses horloges pour non vérifiées

⚠️ Compatibilité : ce qui ne passe pas d'un modèle à l'autre

Quatre points de compatibilité relevés par MAME

  • Blackjack (Videopac 5) ne fonctionne pas sur G7400. Ce n'est pas une usure ni un défaut de cartouche : une routine du BIOS a été retirée sur cette machine. Inutile de nettoyer les contacts.
  • Les jeux G7400 s'affichent mal sur Odyssey³ et réciproquement : les graphiques EF9340 sont placés plus bas sur l'Odyssey³.
  • Jopac JO7400 : son rapport de quartz différent fait apparaître des défauts d'image sur les jeux qui modifient la vidéo en milieu d'écran, « notamment backgamm » — un titre-test concret pour qui possède cette machine.
  • 4in1 et musician ne sont pas censés fonctionner sur G7400. MAME précise qu'ils y tournent pourtant sans problème dans l'émulateur, et avance une hypothèse — conflit de bus, ou écriture sur P2 — sans trancher.

Pannes fréquentes

Symptôme Cause probable Piste
Ne démarre pas 8048 ou son quartz ⚠️ la valeur dépend du modèle — voir le tableau
Pas d'image (G7000) 8244 / 8245, ou le modulateur 8244 en NTSC, 8245 en PAL : ne pas confondre. ⚠️ Sur G7400, voir la ligne suivante
Écran totalement noir (G7400) ⚠️ VIN ou VDOP — voir ci-dessous Dépendance mutuelle : le VDOP est esclave du VIN, mais le VIN est bloqué sans HSY du VDOP
Caractères quelconques, couleurs bonnes aux emplacements défectueux RAM de code caractère (réf. 667) Signature donnée par le manuel
Caractères bons, ou remplacés par du semi-graphique de couleur quelconque RAM d'attribut (réf. 666) Idem
Tout normal sauf les caractères spéciaux des décors RAM d'extension (réf. 671) Idem
Une cartouche précise ne marche pas ⚠️ peut être normal Voir les incompatibilités ci-dessus
Clavier partiellement mort 74LS156 (décodeur, sélection de colonne) / 74LS148 (codeur prioritaire, retour) ou la matrice ⚠️ pas le 8243 — voir ci-dessous
Les 12 touches supplémentaires ne répondent pas ⚠️ peut être normal Le clavier passe de 49 à 61 touches ; les nouvelles sont en colonnes 6-7, destinées au BASIC de la cartouche 7420, et « ne sont pas lues par le programme de lecture clavier de la plupart des jeux » (folio 8)

Sur G7400, les deux chaînes vidéo ne sont PAS indépendantes

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le VDOP (8245) est esclave du VIN. Le manuel est explicite : sans l'impulsion TL du VIN, « le vidéoprocesseur reste en esclave et n'engendre pas d'image, contrairement au C.52 ».

Un VIN mort ne donne donc pas « fond absent, sprites corrects » mais un écran totalement noir.

⚠️ Et réciproquement : sans HSY du VDOP, le VIN est bloqué faute d'horloge (§ VI-2, folio 74). L'écran noir ne désigne donc aucun des deux — seules les deux manipulations d'isolement ci-dessous tranchent.

Procédure — console morte, dans l'ordre ✅

Ce que cette procédure ajoute

Un ordre pensé pour une console, pas pour une carte arcade : ce qui tue ces machines n'est presque jamais le CPU. C'est, dans l'ordre réel, l'alimentation, les condensateurs, le lecteur ou le slot de cartouche, et la logique seulement ensuite. → Diagnostic PCB

1. L'alimentation. Deux cas selon la machine. Bloc externe : ⚠️ lire le marquage sur la machine, à côté de la prise, et vérifier l'adaptateur en face — tension et polarité. Une machine à centre négatif alimentée en centre positif y laisse son fusible, parfois son régulateur ; ne pas se fier à l'étiquette d'un bloc tiers ni à un embout universel. Alimentation interne (la machine se branche directement au secteur) : le secteur est dans le boîtier. Débrancher, attendre, et vérifier que les gros condensateurs sont déchargés avant de toucher la carte. Dans les deux cas, mesurer en charge : un bloc fatigué tient sa tension jusqu'à ce qu'on lui demande du courant.

2. Le fusible. Beaucoup de ces machines en ont un juste derrière la prise — c'est la pièce faite pour mourir. Le tester en continuité, hors circuit. Un fusible qui resaute est un court-circuit, pas un problème de fusible.

3. Les condensateurs. Sur la plupart des machines de cet âge, c'est le suspect par défaut et non le dernier recours — les électrolytiques CMS qui fuient rongent les pistes dessous avant de donner le moindre autre signe. ⚠️ Toutes n'en sont pas là : certaines en portent très peu et ne se recappent pas par principe. Lire ce que cette page en dit avant de sortir le fer. → Recap

4. Le connecteur de cartouche. Contacts de la cartouche à l'alcool isopropylique, jamais à la gomme abrasive : elle enlève la dorure et le problème revient en pire. Côté machine, inspecter les broches du slot — écartées, tordues ou oxydées — et vérifier la continuité entre le slot et la carte.

5. La sortie vidéo. Isoler la machine de l'affichage : un autre câble, une autre télé, une autre entrée. Une part non négligeable des « consoles mortes » est un câble mort, ou un afficheur qui n'accroche pas ce que la machine sort — voir la section vidéo de cette page pour savoir quoi.

6. Toujours rien. Maintenant, et seulement maintenant, la logique : rails sur la carte, reset, horloge, bus. → Diagnostic PCB

Pièces communes avec le Videopac d'origine ✅

Le manuel (folio 7) liste ce qui est « absolument identique » au C.52, en précisant : « mêmes éléments pour la maintenance ». C'est donc une liste de pièces qu'on peut prendre sur un Videopac d'origine.

Bloc Composant
Vidéo VDOP 8245 et sa logique de liaison avec le microprocesseur
Mémoire RAM 6810 et ses circuits de contrôle
Manettes poignées à prises DIN (comme sur G7200 / Jet 27) et buffers 74LS365
Clavier 74LS156 et 74LS148 — le manuel écrit « codeur et décodeur » sans dire lequel est lequel ; MAME et les fiches techniques donnent le 156 en décodeur et le 148 en codeur prioritaire
Interruptions décodeur d'adresses A1
Cartouche le connecteur et son brochage — ⚠️ à une broche près
Balayage compteur des 50 lignes supplémentaires 74LS393

Le 8048 ne se prend PAS sur un C.52

C'est l'exception, et le manuel la met en remarque : « Ce jeu ne peut pas fonctionner avec un 8048 de C.52 car l'utilisation du GEN et VIN est indispensable pour obtenir une image. »

Le programme interne du 8048 du G7400 est modifié — il initialise le GEN et le VIN et affiche « QUEL JEU ? » par leur intermédiaire. Les sous-programmes, eux, sont inchangés, puisque les anciennes cartouches s'en servent.

Échanger le 8048 avec celui d'un Videopac d'origine est donc une fausse piste qui coûte une machine démontée pour rien.

Le latch d'adresse, utile pendant le contrôle de l'ALE

Le latch d'adresse est un 74LS373 : transparent pendant le niveau haut d'horloge, et non plus sur un front. L'adresse apparaît donc plus tôt et elle est instable sur le bus pendant l'ALE. À savoir avant de conclure quoi que ce soit d'une observation du bus d'adresse au moment de l'ALE.

Compatibilité des cartouches — ce que dit Philips, et ce que dit MAME

Le manuel (folio 3) annonce une double compatibilité :

  • les anciennes cartouches Videopac fonctionnent sur le G7400 « exactement comme sur un C.52 » ;
  • les cartouches Videopac+ sont utilisables sur les anciennes consoles, « car seuls les objets du VDOP participent activement au jeu » — on perd le décor, pas le jeu.

Une exception documentée que Philips n'annonce pas

Le pilote MAME relève que Blackjack (Videopac 5) ne fonctionne pas sur G7400, « caused by a removed BIOS routine ».

Les deux sources se contredisent donc sur ce point précis : Philips affirme la compatibilité totale des anciennes cartouches, MAME documente au moins un titre qui y échappe. Nous les posons côte à côte plutôt que d'en choisir une — mais pour un technicien, la conséquence pratique est la même : une cartouche ancienne qui refuse de démarrer sur un G7400 n'est pas forcément une panne.

Absence complète d'image — procédure Philips ✅

Le manuel donne sa propre séquence de contrôle (folio 76, Fig. 51), avec les numéros de broches. Elle se déroule après avoir appuyé sur « △ » et sélectionné un jeu.

# À vérifier En cas de défaut
1 Présence du 5 V et du 12 V sur les fils sortant de l'alimentation Alimentation ou court-circuit
2 ALE (période 2,5 µs) en broche 11 du 8048 Le 8048 ou son horloge 5,93 MHz en broche 2
3 HSY (top ligne positif) en broche 5 du VDOP 8245 Le VDOP ou son horloge 3,56 MHz en broche 1
4 Horloge Ø (période 0,28 µs) en broche 5 du VIN 9340 La bascule 660 A

Si les quatre contrôles passent

Le manuel conclut : le problème est alors dans le 8048 et sa liaison avec GEN et VIN (vérifier le free-run), ou dans GEN et VIN et leurs liaisons ST, VE et B5 à B7 du bus de données.

Et il donne le moyen de trancher entre les deux blocs : la mise en configuration C.52 décrite à son § VI-1. La machine se comporte alors comme un Videopac d'origine, ce qui isole le bloc GEN/VIN.

Mise en configuration C.52 — la manipulation exacte (§ VI-1)

⚠️ Quand la faire : le manuel la réserve au cas où le jeu fournit une image noire à la mise sous tension, après reset et sélection d'un jeu. C'est exactement le symptôme qui ouvre la procédure ci-dessus.

  1. Enlever le VIN (9340).
  2. Souder un fil entre la broche 5 (HSY) du VDOP 8245 et la broche 25 (TL) du VIN — pour envoyer un signal sur le compteur des 50 lignes.
  3. Déplacer un point de la résistance 714 (1 Ω), à côté du GEN 9341, pour injecter des tops de synchro corrects vers le téléviseur (figure 49 du manuel).

Le manuel rappelle pourquoi c'est nécessaire : le signal de synchro ligne TL (broche 25 du 9340) n'existe qu'après le chargement du registre R du VIN. Sa présence prouve donc d'un coup que le 8048 communique avec le GEN, que la boîte aux lettres du GEN fonctionne, que le VIN fonctionne, et que la liaison GEN↔VIN (ST, VE, B5 à B7 du bus de données) est correcte.

Rendre l'image du VIN visible sans le VDOP (§ VI-2)

Autre manipulation, pour un autre cas : si le VDOP ne fournit pas de HSY, le VIN est bloqué faute d'horloge. On peut malgré tout faire apparaître son image :

  • mettre HSY du VDOP à la masse (broche 5 du 8245) — cela place l'horloge 3,56 MHz sur le VIN ;
  • mettre le fil BLK à la masse (broche 39 du 8048) — cela valide le multiplexeur de transparence.

⚠️ L'image obtenue n'est pas exploitable, faute de synchro trame (fournie par le VDOP). Mais elle vérifie le GEN-VIN et le 8048, ce qui est le but.

Les horloges du manuel recoupent celles de MAME

5,93 MHz au 8048 et 3,56 MHz au 8245 donnés par le manuel comme valeurs attendues — ce sont les renvois de sa colonne « en cas de défaut », pas des mesures revendiquées — contre 5,911 MHz et ~3,5468 MHz calculés depuis les quartz par le pilote. Deux sources indépendantes, mêmes valeurs à l'arrondi près.

Réparation (technicien)

  • Identifier le modèle avant de mesurer. Six configurations de quartz : sur cette famille, mesurer sans savoir quelle machine on a ne prouve rien.
  • 8244 ou 8245 selon la norme : la puce vidéo n'est pas la même en NTSC et en PAL.
  • ⚠️ Ne pas conclure d'un écran noir que le VIN est mort. La dépendance est mutuelle : sans impulsion TL du VIN, le VDOP reste esclave et n'affiche rien (§ VI-1) ; mais sans HSY du VDOP, le VIN est bloqué faute d'horloge (§ VI-2). Un écran noir ne localise donc rien à lui seul — ce sont les deux manipulations d'isolement ci-dessus qui tranchent.
  • Ce que fait vraiment le 8243 : il porte les deux latchs de commande du mélange — ports 4-5 pour la surbrillance, ports 6-7 pour la transparence. Le mélange lui-même est fait par un 74LS151 et un 74LS157 : c'est là qu'il faut chercher, pas sur le 8243. ⚠️ Il ne lit aucune touche, mais il est sur les mêmes broches P20-P23 que la sélection de colonne du clavier — seul le strobe PROG les sépare.
  • La VRAM du G7400 n'est utilisée qu'aux deux tiers (4 Ko sur 6, d'après MAME). ⚠️ N'en déduis pas qu'un tiers de la mémoire serait inerte : le manuel donne une signature de panne visible pour chacune des trois RAM (voir le tableau des pannes). Les 2 Ko inutilisés se répartissent sur des boîtiers à moitié remplis, pas sur un boîtier libre.

→ Méthodes : Diagnostic PCB · Recap

Modernisation & mods

  • ⚠️ Ne pas héberger de ROMs — méthode seulement.

Documentation constructeur archivée ✅

  • Videopac+ — manuel technique Philips — PDF (71 pages, français)

Ce document est une formation technique Philips, pas une notice d'utilisation : il détaille la génération du signal vidéo, le fonctionnement du générateur de caractères et de la mémoire d'écran, l'insertion de l'image de fond dans celle du jeu et la gestion des transparences.

Statut

Document constructeur sans licence explicite, conservé à titre de préservation (machine hors production depuis des décennies).

Sources & attribution

Texte (synthèse ; sources listées pour attribution) :

  • MAME — src/mame/philips/odyssey2.cpp (BSD-3-Clause, pilote de Peter Trauner, Wilbert Pol et hap) : l'Intel 8048 avec ses 1 Ko de ROM et 64 octets de RAM internes, les 128 octets de RAM (6810), l'Intel 8244 (NTSC) / 8245 (PAL) pour la vidéo et le son ; pour le G7400, l'Intel 8243, les EF9340 + EF9341 et les 6 Ko de VRAM (3×2128, dont 4 Ko utilisés) ; les six configurations de quartz listées modèle par modèle ; les horloges du G7400 — 8048 à 5,911 MHz, EF9340 et 8245 à 8,867 × 2 ÷ 5 ; la liste complète des déclinaisons et le statut de prototype de l'Odyssey³ ; et les trois incompatibilités documentées : « Blackjack (Videopac 5) does not work on G7400, caused by a removed BIOS routine », « G7400 games don't look correct on odyssey3 and vice versa: ef934x graphics are placed lower on odyssey3 », « due to different XTAL ratio on Jopac JO7400, some games that do mid-screen video updates will have glitches » — https://github.com/mamedev/mame/blob/master/src/mame/philips/odyssey2.cpp
  • Manuel technique Philips — Videopac+ (archivé : manuels/videopac-plus-g7400-manuel-technique.pdf) : § IV-3 — l'affichage GEN et VIN en standard européen : 40 cellules par rangée sur 25 rangées (1 000 cellules), 10 lignes TV par cellule, 8 points par tranche, balayage non entrelacé ; § IV-3.1 — 40 colonnes de luminance et 16 de blanking, soit 56 colonnes en 64 µs, 448 points par ligne et 7 millions de points par seconde, chaque point valant « une demi-période d'horloge à 3,5 MHz » ; § IV-3.2 — le code caractère sur 9 bits et les attributs sur 7 bits, d'où 16 bits par cellule ; la correspondance VIN = EF9340 et GEN = EF9341 avec leurs rôles respectifs, le 8245 étant appelé VDOP ; le chapitre VI — le VDOP reste esclave et n'engendre pas d'image sans l'impulsion TL du VIN, et les trois signatures de panne mémoire (code caractère, attribut, extension) ; le folio 3 — la double compatibilité revendiquée (anciennes cartouches « exactement comme sur un C.52 », cartouches Videopac+ utilisables sur les anciennes consoles « car seuls les objets du VDOP participent activement au jeu ») ; le folio 7 — la liste des éléments « absolument identiques » au C.52 et donc interchangeables en maintenance (VDOP 8245, RAM 6810, poignées DIN et buffers 74LS365, codeur 74LS156 et décodeur 74LS148, décodeur A1, connecteur de cartouche « à une broche près », compteur 74LS393), la remarque « Ce jeu ne peut pas fonctionner avec un 8048 de C.52 » et le latch d'adresse 74LS373 dont l'adresse est instable pendant l'ALE ; la procédure de dépannage « absence complète d'image » du folio 76, Fig. 51 — quatre contrôles avec numéros de broches (5 V/12 V, ALE période 2,5 µs en 11 du 8048, HSY en 5 du VDOP 8245, horloge Ø période 0,28 µs en 5 du VIN 9340) et leurs renvois de panne, jusqu'à la bascule 660 A ; le § VI-1 — la mise en configuration C.52 dans son détail (enlever le VIN 9340, souder un fil entre la broche 5 (HSY) du 8245 et la broche 25 (TL) du VIN, déplacer un point de la résistance 714 de 1 Ω à côté du GEN 9341), sa condition de déclenchement (« image noire à la mise sous tension après reset et sélection d'un jeu ») et ce que prouve la présence du signal TL (broche 25 du 9340), qui « n'existe qu'après le chargement du registre R du VIN » ; le § VI-2 — rendre l'image du VIN visible en mettant HSY à la masse (broche 5 du 8245) et le fil BLK à la masse (broche 39 du 8048), image « non exploitable car sans synchro trame » mais qui vérifie le GEN-VIN et le 8048 ; le § VI-3 — les trois signatures de RAM avec leurs repères d'implantation 667 (code caractère), 666 (attribut) et 671 (extension), et la note que « ces 3 RAM peuvent être écrites et lues par le 8048 avec un programme test de vérification » ; le § V-2, folio 65 — 228 périodes d'horloge en 64 µs pour le VDOP contre 224 pour le VIN, soit 3,56 contre 3,5 MHz, le VIN étant arrêté un court instant à chaque ligne ; le folio 8 — le clavier à 61 touches au lieu de 49, les 12 nouvelles en colonnes 6-7 destinées au BASIC de la cartouche 7420 et « non lues par le programme de lecture clavier de la plupart des jeux » ; les folios 14 et 18 — le 8243 porte les latchs de surbrillance (ports 4-5) et de transparence (ports 6-7), le mélange étant fait par un 74LS151 et un 74LS157 ; ⚠️ la Fig. 45, folio 67 donne le second quartz à 8,906 MHz là où MAME retient 8,867 MHz — écart signalé sur la page, non tranché ; et les valeurs attendues annoncées par sa colonne « en cas de défaut » : 5,93 MHz en broche 2 du 8048, 3,56 MHz en broche 1 du 8245, période 0,28 µs en broche 5 du VIN — qui recoupent indépendamment les valeurs du pilote MAME. ⚠️ Les valeurs de 5 MHz / 32 caractères publiées ici auparavant venaient d'un exemple pédagogique générique du manuel (§ IV-2.1) et ne décrivaient pas le G7400

Image :

Relecture & corrections

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