Bandai Playdia¶
Console CD japonaise de 1994, destinée aux enfants et vendue avec une manette infrarouge sans fil. Curiosité technique : c'est la seule machine 8 bits de la cinquième génération, à l'époque où ses concurrentes passaient au 32 et au 64 bits.
Machine peu documentée — page volontairement courte
La Playdia n'a pas de pilote MAME. Les valeurs ci-dessous sont les fréquences nominales données par Wikipédia : elles n'ont été ni recoupées par une source technique, ni relevées sur une carte. C'est pourquoi cette page ne présente pas de table de mesure — nous ne pouvons pas te dire ce que tu dois lire au banc.
Si tu ouvres une Playdia, les références lues sur la carte valent mieux que cette page — et nous sommes preneurs.
Carte de la Playdia, sérigraphiée BANDAI BA-1. Elle confirme la nomenclature ci-dessous : on y lit l'AK8000 d'Asahi Kasei, le TMP87C800F de Toshiba, les TC9263F et TA2035F, les Sanyo LC89515 et LC78835KN, le Philips DA8772AH et le Sharp LH52B256. Photo Incog88, CC BY-SA 3.0.
Identification¶
| Champ | Valeur |
|---|---|
| Fabricant | Bandai |
| Année | 1994, Japon uniquement |
| Prix de lancement | 24 800 ¥ |
| Processeurs | NEC μPD78214GC 8 bits @ 12 MHz et Toshiba TMP87C800F 8 bits @ 8 MHz (dérivé du Z80) |
| Audio / vidéo | Asahi Kasei AK8000 · décodeur Sony CX1229M (NTSC/PAL) |
| Bloc CD | Sanyo LC89515 (interface hôte) · Toshiba TC9263F · asservissement Toshiba TA2035F · moteur Rohm 6398FP |
| Mémoire | Sharp LH52B256 (SRAM 32 K × 8) · Toshiba TC514256JAJ (DRAM 256 K × 4) |
| Conversion | Philips DA8772AH (triple DAC 8 bits) · Sanyo LC78835K (DAC 18 bits) |
| Média | CD-ROM |
| Manette | infrarouge, sans fil — 2 piles AAA, rangeables dans la console |
| Public visé | enfants, principalement en âge d'école primaire |
| Logithèque | ~33 titres commerciaux, 1994-1996 |
| Fin | arrêtée en 1996 |
Ce qu'il faut savoir avant d'ouvrir¶
- Pas de BIOS ni de menu. Sans disque, la console n'affiche qu'un écran bleu. C'est le comportement normal : un écran bleu ne prouve donc rien sur l'état de la machine, sinon qu'elle s'allume et sort une image.
- La manette est infrarouge. Une console qui « ne répond pas » n'a pas forcément un problème de console : piles de la manette, fenêtre infrarouge encrassée, ou récepteur. Vérifier la liaison avant la carte. ⚠️ Ce dernier point est un raisonnement du wiki, pas un fait documenté : la source n'établit que le caractère infrarouge de la manette.
- Lecteur CD-ROM. Comme toute console à optique de cette génération, la mécanique et son laser sont les pièces d'usure. Rien de spécifique à la Playdia n'est documenté ici — les méthodes générales s'appliquent.
- Deux processeurs 8 bits, dont un dérivé du Z80. Nous n'avons pas le détail de leur répartition des rôles.
→ Méthodes : Diagnostic PCB · Recap
Une seconde vie en salle¶
Les invendus sont devenus des bornes
Après l'arrêt de 1996, Banpresto, filiale de Bandai, a converti les consoles invendues en machines à monnayeur Micha King. Une Playdia trouvée dans un meuble d'arcade n'est donc pas forcément un bricolage d'amateur.
Modernisation & mods¶
- ⚠️ Ne pas héberger de ROMs ni d'images disque — méthode seulement.
Procédure — console morte, dans l'ordre ✅¶
Ce que cette procédure ajoute
Un ordre pensé pour une console, pas pour une carte arcade : ce qui tue ces machines n'est presque jamais le CPU. C'est, dans l'ordre réel, l'alimentation, les condensateurs, le lecteur ou le slot de cartouche, et la logique seulement ensuite. → Diagnostic PCB
1. L'alimentation. Deux cas selon la machine. Bloc externe : ⚠️ lire le marquage sur la machine, à côté de la prise, et vérifier l'adaptateur en face — tension et polarité. Une machine à centre négatif alimentée en centre positif y laisse son fusible, parfois son régulateur ; ne pas se fier à l'étiquette d'un bloc tiers ni à un embout universel. Alimentation interne (la machine se branche directement au secteur) : le secteur est dans le boîtier. Débrancher, attendre, et vérifier que les gros condensateurs sont déchargés avant de toucher la carte. Dans les deux cas, mesurer en charge : un bloc fatigué tient sa tension jusqu'à ce qu'on lui demande du courant.
2. Le fusible. Beaucoup de ces machines en ont un juste derrière la prise — c'est la pièce faite pour mourir. Le tester en continuité, hors circuit. Un fusible qui resaute est un court-circuit, pas un problème de fusible.
3. Les condensateurs. Sur la plupart des machines de cet âge, c'est le suspect par défaut et non le dernier recours — les électrolytiques CMS qui fuient rongent les pistes dessous avant de donner le moindre autre signe. ⚠️ Toutes n'en sont pas là : certaines en portent très peu et ne se recappent pas par principe. Lire ce que cette page en dit avant de sortir le fer. → Recap
4. Le lecteur. Sur cette machine, c'est le poste de panne dominant. Dans l'ordre : le plateau/tiroir bouge-t-il, le disque tourne-t-il, la lentille est-elle propre (coton-tige, alcool isopropylique, sans appuyer), les rails coulissent-ils librement. Un laser qui ne lit plus se remplace ; le potentiomètre de gain ne se retouche pas à l'aveugle, c'est le geste qui achève un laser encore bon.
5. La sortie vidéo. Isoler la machine de l'affichage : un autre câble, une autre télé, une autre entrée. Une part non négligeable des « consoles mortes » est un câble mort, ou un afficheur qui n'accroche pas ce que la machine sort — voir la section vidéo de cette page pour savoir quoi.
6. Toujours rien. Maintenant, et seulement maintenant, la logique : rails sur la carte, reset, horloge, bus. → Diagnostic PCB
Photos / assets¶
(À prendre : la carte mère avec les deux processeurs et leurs références lisibles, le récepteur infrarouge, et la mécanique CD. Cette page manque de tout : la moindre photo de carte serait un gain.)
Sources & attribution¶
Texte (synthèse ; source unique, faute de mieux) :
- Wikipédia — Playdia (CC-BY-SA) : la sortie « exclusively in Japan in 1994 » au prix de 24 800 ¥ ; les processeurs NEC μPD78214GC 8 bits @ 12 MHz et Toshiba TMP87C800F 8 bits @ 8 MHz (Z80 derivative) ; le média CD-ROM ; la manette infrarouge sans fil à deux piles AAA rangeables dans la console ; le public visé (« the target age group was set mainly for elementary school students ») ; la trentaine de titres parus entre 1994 et 1996 ; le constat que « Playdia is the only 8-bit fifth-generation game machine » ; l'arrêt en 1996 ; et la conversion des invendus par Banpresto en machines à monnayeur Micha King ; la nomenclature des circuits reprise dans le tableau d'identification (AK8000, CX1229M, LC89515, TC9263F, TA2035F, 6398FP, LH52B256, TC514256JAJ, DA8772AH, LC78835K) ; et le fait qu'« il n'y a ni BIOS ni menu » au démarrage sans disque, « all that shows is a blue screen » — https://en.wikipedia.org/wiki/Bandai_Playdia
Pourquoi il n'y a pas de source MAME ici
Contrairement aux autres consoles de ce wiki, aucun pilote MAME n'existe pour la
Playdia — vérifié de deux façons : le répertoire src/mame/bandai/ ne contient que
le Design Master, le RX-78, la SV-8000 et la WonderSwan, et la liste complète des
machines de MAME ne comporte aucune occurrence de « playdia ». C'est pour cette
raison que les fréquences ci-dessus restent des valeurs nominales de catalogue,
et non des valeurs à mesurer.
Image :
-
playdia-carte.jpg— Incog88, CC BY-SA 3.0 — https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3APlaydia-pcb.jpg
Relecture & corrections
À quoi sert cet espace
Une valeur fausse, une procédure dépassée, une référence de puce qui ne colle pas à ta carte ? Signale-le ici, avec ce que tu as constaté (modèle, révision de carte, numéro de série, mesure). Chaque signalement est recoupé avec une source avant toute modification — une correction invérifiable est publiée en tant que « signalé par …, non recoupé » plutôt qu'appliquée en silence.
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