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Commodore Amiga

La machine 16 bits du jeu et de la démoscene (1985-1994). Un 68000 épaulé par un chipset custom (Agnus, Denise, Paula) qui fait le café : blitter, copper, 4 voies de son, DMA disquette. Côté préservation, deux urgences : la pile qui coule et les condensateurs CMS qui fuient.

Amiga 500

Amiga 500 — photo Bill Bertram, CC BY-SA 2.5 (Wikimedia Commons).

Identification / modèles

Modèle Année CPU Chipset Note
A1000 1985 68000 OCS le premier, Kickstart en RAM (disquette)
A500 1987 68000 OCS le best-seller grand public
A2000 / A1500 1987 68000 OCS boîtier desktop à slots Zorro
A500+ 1991 68000 ECS ⚠️ pile CMS sur la carte
A600 1992 68000 ECS compact, caps CMS (fuite)
A1200 1992 68EC020 AGA 32 bits, le plus prisé pour jouer
A3000 1990 68030 ECS station ; pile qui coule
A4000 1992 68040/060 AGA haut de gamme ; pile + caps
CD32 1993 68EC020 AGA console → base A1200

Horloges & fréquences ✅

Composant Fréquence Rôle / portée
Motorola 68000 7,15909 MHz (NTSC) · 7,09379 MHz (PAL) CPU — A1000, A500, A2000, A600
Motorola 68EC020 — A1200 (chipset AGA)
Motorola 68030 / 68040 / 68060 — A3000, A4000 et cartes accélératrices

Les fréquences 68000 sont dérivées de l'horloge vidéo : d'où l'écart NTSC/PAL. Une machine PAL et une machine NTSC ne tournent donc pas exactement à la même vitesse — c'est normal, ce n'est pas un défaut.

Pourquoi c'est utile en réparation

Une horloge absente ou hors valeur au fréquencemètre désigne directement le quartz, son circuit de division ou le composant alimenté — c'est le point de départ le plus rapide sur une machine qui ne démarre pas. Source : Wikipédia (CC-BY-SA).

Architecture (le chipset custom)

Puce Rôle
68000 (→ 020/030/040/060) CPU
Agnus / Fat Agnus / Alice DMA, blitter (copie/dessin rapide), copper (co-processeur d'écran)
Denise / Lisa (AGA) génération vidéo (jusqu'à HAM, 4096 couleurs OCS / 16,8 M AGA)
Paula 4 voies son (8 bits PWM), disquette, série, manettes
Kickstart (ROM) le « BIOS/OS » (1.2/1.3 → 2.x → 3.x) ; AmigaOS/Workbench au-dessus

Chip RAM (accessible par le chipset) vs Fast RAM (CPU seul) — la répartition conditionne les perfs.

Réparation (technicien)

1) Pile Varta/NiCd qui coule — priorité absolue

A500+/A600 (pile CMS), A2000/A3000/A4000 et cartes accélératrices ont une pile qui fuit et ronge la carte (autour de l'horloge/NVRAM). Retirer immédiatement, neutraliser, réparer les pistes → voir piles de sauvegarde.

2) Condensateurs CMS qui fuient (A600, A1200, A4000)

Les électrolytiques CMS de ces modèles fuient et corrodent la carte (son coupé, plantages, pistes rongées) → recap complet au plus tôt, dépose à l'air chaud sans arracher les pastilles → Recap.

  • Kickstart ROM : sur support → vérifier version/insertion ; incompatibilités logicielles possibles selon 1.3/2.x/3.x.
  • Lecteur disquette DF0 (Amiga 880 Ko) : mécanique fatiguée → Gotek/HxC en préservation.
  • Customs sur support (A500) : diagnostic par substitution (Agnus, Denise, Paula, CIA 8520 — les CIA lâchent souvent : ports, clavier, disquette).
  • Alim A500 (brique externe) : vérifier le 5 V (une brique fatiguée peut planter) ; les alims desktop (A2000/3000/4000) ont des caps et des RIFA secteur à surveiller.
  • Sortie vidéo : RVB 23 broches → péritel propre (mods vidéo).

Manuel de service d'origine ✅

Manuel constructeur archivé localement. Contient typiquement les schémas, le synoptique, les tensions et formes d'onde attendues, la nomenclature et les procédures de dépose — c'est la référence quand un symptôme ne colle à aucune panne connue.

  • Amiga 4000 — manuel de service — PDF

  • Amiga 500 — manuel de service PN-314981-04 (1990) — PDF

  • A1000 — PDF
  • A500 rév. 6 — PDF
  • A500+ — schémas — PDF
  • A500+ — PDF
  • A600 — PDF
  • A1200 — PDF
  • A3000 — PDF
  • A3000 (variante) — PDF
  • A4000 — PDF
  • Amiga 4000T — PDF

Statut

Document constructeur sans licence explicite, conservé à titre de préservation (machine hors production depuis des décennies) — même position que pour les manuels de bornes et d'arcade déjà archivés ici. Source : Internet Archive.

Procédure — ordinateur mort, dans l'ordre ✅

Ce que cette procédure ajoute

Un ordre pensé pour un micro familial : ce qui tue ces machines, c'est leur alimentation, leur pile, leurs condensateurs, leur RAM sur support et leur clavier — à peu près dans cet ordre, et bien avant le CPU. → Diagnostic PCB

1. L'alimentation — mesurée avant d'être branchée. C'est l'étape qu'il ne faut pas intervertir. Sur une machine de cet âge, une alimentation ne s'arrête pas simplement : un régulateur 5 V qui lâche haut envoie 7, 9, 12 V sur le bus et emporte la RAM et les puces custom avec lui. Mesurer chaque rail hors machine, sous charge factice si possible, et seulement ensuite la brancher. Cette page documente des condensateurs RIFA sur cette machine : les condensateurs de filtrage secteur qui se fissurent, puis lâchent en fumée à la première mise sous tension. Les remplacer avant d'allumer, pas après.

2. La pile — avant tout le reste. Cette page documente une pile qui coule — vérifier sur la page si ton modèle est concerné, plusieurs de ces pages couvrent toute une gamme. Son électrolyte ronge le cuivre en dessous et continue de ronger pendant que la machine dort dans un placard : elle sort donc en premier, avant tout diagnostic. Neutraliser, nettoyer, puis vérifier la continuité des pistes autour — une machine qui ne démarre plus après des années de stockage, c'est très souvent ça et rien d'autre. → Piles de sauvegarde

3. Les condensateurs. Le recap est la norme sur ces machines, pas le dernier recours — et sur l'alimentation d'abord, puisque c'est elle qui protège le reste. → Recap

4. La RAM, sur ses supports. Ces machines ont été conçues pour être réparées : la RAM, et souvent la logique, sont sur supports. Tout ré-enficher d'abord — trente ans d'oxyde, c'est un no-boot classique. Puis échanger les puces : une RAM morte donne en général un motif de caractères parasites reproductible, ou un écran figé sur un caractère fixe.

5. Le clavier. Une console n'en a pas ; celui d'un ordinateur est une pièce d'usure. Un clavier à membrane lâche par lignes ou colonnes entières mortes — c'est la membrane, pas la machine. Un clavier mécanique demande un nettoyage de contacts, pas un remplacement. Voir cette page : le mode de panne est souvent documenté par modèle.

6. Le support — cassette ou disquette. Les deux se ramènent souvent aux mêmes choses : une tête sale, et pour la cassette l'azimut et une courroie devenue goudron. ⚠️ Côté disquette, vérifier que la mécanique a bien une courroie avant d'en chercher une : beaucoup en ont, mais certains lecteurs sont à entraînement direct, et démonter pour trouver une pièce qui n'existe pas ne sert qu'à user le lecteur. Une machine qui démarre mais ne charge rien est une panne de lecteur, pas de logique — inutile de la chercher sur la carte.

7. La sortie vidéo. RF, composite, RGB ou moniteur dédié selon la machine (voir Identification). Tester avec autre chose avant de conclure : un modulateur d'époque et un téléviseur moderne se fâchent bien plus souvent que l'un des deux n'est en panne.

8. Toujours rien. Maintenant la logique : rails sur la carte, reset, horloge, bus. → Diagnostic PCB

Pannes fréquentes

Symptôme Cause probable Piste
Corrosion près de l'horloge pile qui a coulé Déposer, neutraliser, réparer pistes
Son coupé / plantages (A600/1200) caps CMS fuités Recap + nettoyage
Ports/clavier/disquette morts CIA 8520 Substituer la/les CIA
Ne boote pas Kickstart / RAM / customs Vérifier ROM, substituer RAM/customs
Guru Meditation aléatoire RAM / caps / soudures Test RAM, recap, reflow

Modernisation & mods — quoi acheter, comment

Fiabilisation AVANT tout (recap + pile RTC + alim)

  • A600/A1200 : condensateurs CMS qui fuient et rongent la carte → recap complet impératif avec nettoyage de l'électrolyte et contrôle des pistes rongées avant de brancher.

  • A2000/A3000/A4000 : pile RTC Varta qui coule → la retirer d'urgence, réparer les pistes, remplacer par RTC lithium + diode (anti-recharge).

  • Alim : les blocs d'origine dérivent → alim moderne régulée fiable.

Stockage moderne - Gotek + FlashFloppy ou HxC 🟡 : remplacent DF0/lecteurs 3,5″ (connecteur lecteur interne, régler le jumper de sélection) — images ADF depuis USB/SD. - A600/A1200 🟢 : port IDE 44 broches → carte CF en disque dur ; slot PCMCIA → adaptateur CF. - A500/A2000 🟠 : contrôleurs SCSI/IDE modernes (cartes trapdoor/Zorro) + CF/SD.

Accélération / RAM (le gros morceau Amiga) - PiStorm 🟡 (Raspberry Pi sur le socket CPU 68000) = CPU rapide et carte graphique virtuelle (RTG) ; sinon accélérateurs TF5xx / Vampire (68080 FPGA) et extensions RAM (trapdoor A500, etc.).

Vidéo - Indivision 🟠 (scandoubler/flicker-fixer interne, se pose sur Denise/Lisa) → VGA/HDMI net ; sinon RGB → péritel 🟢 puis OSSC/RetroTINK ou RGB2HDMI.

⚠️ Ne pas héberger Kickstart/jeux — méthode uniquement.

Voir aussi

Sources & attribution

Relecture & corrections

À quoi sert cet espace

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