Nintendo NES / Famicom¶
Console 8 bits de Nintendo (Famicom au Japon, 1983 ; NES à l'export, 1985). Deux pièges bien connus : le connecteur 72 broches de la NES qui use (la « lumière qui clignote ») et l'absence de RGB natif → d'où le mod NESRGB.
Identification¶
| Champ | Valeur |
|---|---|
| Fabricant | Nintendo |
| Sortie | 1983 (Famicom, JP) / 1985 (NES) |
| Génération | 3e (8 bits) |
| Révisions | NES front-loader (toaster) · NES-101 top-loader · Famicom / AV Famicom |
| Sortie vidéo native | Composite / RF — pas de RGB natif |
| Région / lockout | 10NES (NES) + NTSC/PAL ; Famicom sans lockout |
| Format média | Cartouche (NES 72 broches, Famicom 60 broches) |
Architecture (détail)¶
| Bloc | Puce (part #) | Fréquence | Rôle |
|---|---|---|---|
| CPU | Ricoh RP2A03 (NTSC) / RP2A07 (PAL) | 1,789773 MHz (NTSC) / 1,662607 MHz (PAL) | Cœur MOS 6502 sans mode décimal (BCD) + APU intégré |
| Vidéo | PPU RP2C02 (NTSC) / 2C07 (PAL) | 5,369318 MHz (= 3× CPU en NTSC) | Génère directement le composite NTSC/PAL |
| RAM CPU | 2 Ko SRAM | — | $0000-$07FF (miroité ×4 jusqu'à $1FFF) |
| RAM vidéo | 2 Ko SRAM (nametables) | — | + 256 o OAM (sprites), palette 28 o |
APU (dans le 2A03) : 5 canaux — 2 pulse, 1 triangle, 1 noise, 1 DPCM (échantillons). Le mixage est non-linéaire.
PPU 2C02 : framebuffer 256×240 (souvent 256×224 visibles en NTSC, overscan) ; 64 sprites (max 8 par ligne → clignotement), 25 couleurs simultanées sur une palette 54. Pas de sortie RGB (composite direct).
Mémoire & mappers¶
Le bus CPU : $0000-$1FFF RAM, $2000-$2007 registres PPU, $4000-$4017
APU/manettes, $4020-$FFFF = cartouche (PRG-ROM + WRAM). La cartouche
embarque un mapper (bank switching) qui étend l'adressage :
| Mapper | Nom | Exemples |
|---|---|---|
| 0 | NROM | Super Mario Bros., Donkey Kong |
| 1 | MMC1 | Zelda, Metroid, Mega Man 2 |
| 2/3 | UxROM / CNROM | Castlevania, Contra (JP) |
| 4 | MMC3 | SMB3, Kirby, Mega Man 3-6 |
| 5 | MMC5 | Castlevania III (+ audio d'extension) |
| 9/10 | MMC2 / MMC4 | Punch-Out!!, Fire Emblem |
Le format iNES (.nes) encode le n° de mapper dans son en-tête ; on recense
aujourd'hui plusieurs centaines de mappers (officiels Nintendo MMCx + puces
tierces Konami VRC, Namco 163, Sunsoft…). Certains mappers ajoutent une IRQ de
scanline (MMC3) exploitée pour les split-screens (barre de statut de SMB3).
Vidéo & sortie¶
- PPU → composite / RF uniquement (pas de RGB natif ; le 2C02 encode le composite en interne).
- NES-001 : RF + composite + audio mono (RCA sur le multi-out).
- NES-101 (top-loader) : composite seul (pas de RF), mais « jailbars » (barres verticales) — artefact connu.
- RGB : uniquement via mod (NESRGB, FPGA qui coiffe le PPU) ou le PPU RGB du Famicom Titler / PlayChoice-10.
- PPU RGB natifs : il existe des variantes RP2C03 / 2C04 / 2C05 (bornes PlayChoice-10 et Nintendo VS. System) qui sortent du RGB — mais avec des palettes différentes (parfois volontairement brouillées sur VS pour la protection).
- PAL : 50 Hz, image 256×240 complète (moins d'overscan qu'en NTSC), et jeu ~17 % plus lent (musique et gameplay) si le titre n'a pas été reprogrammé — d'où les versions PAL « optimisées » (rares) vs simples portages.
Région & lockout 10NES¶
- Le 10NES (CIC) est un microcontrôleur présent dans la console et dans la cartouche : les deux exécutent en lockstep un flux comparé. En cas de désaccord (région différente, ou mauvais contact cartouche), le CIC console réinitialise le CPU en boucle → la fameuse LED qui clignote.
- NTSC vs PAL : clés CIC et horloge différentes.
- Désactivation : couper/mettre à la masse la broche 4 (reset) du CIC console → plus de lockout (region-free + fin des faux clignotements dus au connecteur). Le NES-101 et le Famicom n'ont pas de 10NES.
Audio d'extension (Famicom)¶
La cartouche Famicom (broche 45) peut ajouter des canaux : VRC6 (Castlevania III JP), VRC7 (FM), N163, FDS, MMC5, Sunsoft 5B. Le 72 broches NES ne route pas ce signal → nécessite un mod pour l'entendre.
Famicom Disk System (add-on JP)¶
Add-on Famicom (1986, Japon) : lecteur de « Quick Disk » 2,8″ double-face (~112 Ko au total) via un adaptateur RAM qui se branche sur le port cartouche.
- Pourquoi ? À l'époque, stockage moins cher que la ROM + sauvegarde possible + 1 canal audio wavetable supplémentaire. Zelda, Metroid, Kid Icarus sont d'abord sortis sur FDS.
- Bornes de réécriture (Disk Writer) : on rachetait un jeu en réécrivant sa disquette pour ~500 ¥ — un modèle de distribution unique.
- ⚠️ Panne culte : la courroie caoutchouc du lecteur se désagrège → lecteur muet. Remplacement de courroie = la réparation FDS n°1. Les disquettes non protégées se copient/piratent trivialement (un point faible connu).
Périphériques¶
- Zapper (pistolet) : fonctionne uniquement sur CRT (détecte le balayage du faisceau) — inutilisable sur LCD sans solution dédiée.
- Manette 2 (Famicom HVC-001) : micro intégré (utilisé par quelques jeux, ex. écraser les ennemis dans Zelda), pas de boutons Start/Select.
- Port d'extension : Famicom = connecteur DA-15 (Zapper, clavier, manettes tierces) ; NES = port d'extension en façade (peu utilisé).
- Autres : R.O.B. (robot), Power Pad, Four Score (4 joueurs), NES Advantage (arcade stick avec turbo).
Préservation & homebrew¶
- Flashcarts : EverDrive N8 / N8 PRO (Krikzz), PowerPak — chargent la ludothèque + homebrew depuis une SD, avec émulation des mappers (dont audio d'extension sur les modèles PRO).
- Scène homebrew très active (NESmaker, démos), et émulation de référence très mûre (Mesen, FCEUX, Nestopia, MAME).
Révisions détaillées¶
- NES-001 (front-loader) : connecteur ZIF 72 broches, 10NES, RF+composite. Le ZIF perd sa tension → mauvais contact → clignotement.
- NES-101 (New-Style, 1993) : top-loader, sans 10NES, sans port d'extension, composite seul, jailbars.
- Famicom HVC-001 : 60 broches, RF seul, audio d'extension natif.
- AV Famicom HVC-101 : composite, sans RF.
Pannes & diagnostic¶
| Symptôme | Cause racine | Diagnostic / réparation |
|---|---|---|
| LED qui clignote, jeu qui ne démarre pas (NES-001) | Connecteur 72 broches détendu → mauvais contact → 10NES reset | Remplacer le connecteur (« Blinking Light Win ») ; ou désactiver le 10NES (broche 4) |
| Graphismes corrompus intermittents | Contacts cartouche / connecteur | Nettoyer bord cartouche (alcool iso) + connecteur |
| Image RF médiocre | Sortie RF | Mod composite/AV ou NESRGB |
| Jailbars (NES-101) | Artefact d'alim/masse | Filtrage / mod |
| Plastique jauni | Photo-oxydation ABS | Retrobright |
| Ne s'allume pas | Régulateur 7805, alim, fusible/diode | Vérifier +5 V, régulateur |
(Peu de condensateurs électrolytiques : recap secondaire, sauf régulateur/alim.)
Procédures de démontage pas-à-pas ✅¶
1 procédures traduites depuis les guides iFixit, avec leur difficulté et leur durée estimée. Le titre d'origine est rappelé sous chaque procédure, pour retrouver le guide et ses photos.
| Procédure | Difficulté | Durée |
|---|---|---|
| Démontage intégral de la Famicom (teardown) | 🟡 moyen | — |
Démontage intégral de la Famicom (teardown)
Quatrième jour de la semaine de démontages de consoles chez iFixit : direction 1983, pour un trésor national japonais.
- Notre invitée nous vient du pays du Soleil levant.
- La Nintendo Family Computer, sortie en 1983 dans la majeure partie de l'Asie, est la sœur d'outre-mer de la Nintendo Entertainment System.
- Caractéristiques techniques :
- Processeur Ricoh 2A03 8 bits à 1,79 MHz (dérivé du cœur MOS Technology 6502).
- 2 Ko de RAM sur la carte.
- 2 Ko de RAM vidéo sur la carte.
- Son par générateur programmable (PSG).
- Résolution de 256 × 240 pixels.
- Connectique à l'arrière :
- Prise d'alimentation secteur.
- Commutateur TV/Jeu.
- Sélecteur de canal.
- Sortie audio/vidéo RF.
- Console entièrement assemblée.
- La Famicom est la première console à avoir popularisé la croix directionnelle. En rompant avec l'ère du joystick, elle a rendu les commandes plus rapides et plus précises.
- Les deux manettes se ressemblent, sans être identiques.
- La première a la disposition classique : croix à gauche, boutons « select » et « start » au centre, boutons « B » et « A » à droite.
- La seconde intègre un microphone et une molette de volume, au prix des boutons « select » et « start » centraux.
- C'est la seule console connue à embarquer un microphone dans une de ses manettes de série.
- L'alimentation de 4 W de la Famicom ne fera sauter aucun fusible — environ 2,5 % de ce que consomme une Xbox 360.
- Modèle HVC-001, fabriqué au Japon.
- Six vis cruciformes suffisent : le fond se soulève d'un coup.
- Comme les autres consoles rétro de cette série, la Famicom se démonte très facilement.
- Deux connecteurs d'un autre âge relient les manettes à la carte.
- Débrancher une manette impose de retirer le fond — mais c'est tout.
- La manette II porte un fil supplémentaire pour le micro et le réglage de volume.
- Une fois débranchés de la carte, les câbles de manette se dégagent du boîtier.
- Six vis cruciformes fixent l'ensemble carte mère au boîtier.
- En sortant l'ensemble, on découvre le silicium d'époque qui fait tourner la machine.
- Deux vis cruciformes supplémentaires tiennent le robuste interrupteur au boîtier.
- Puces notables :
- Ricoh RP2A03G — processeur 8 bits à 1,79 MHz.
- Ricoh RP2C02G-0 — processeur graphique (PPU) 8 bits à 5,32 MHz.
- Toshiba TC40H368P — tampons de bus.
- Sharp LH5216D-12 — RAM statique.
- Hitachi HD74LS139P — décodeur/démultiplexeur.
- Fujitsu MB74LS373.
- Sans surprise, la soudure au plomb règne au dos de la carte : la directive RoHS n'est arrivée que vingt ans plus tard.
- Une fois l'ensemble carte mère sorti, les caches des boutons reset et power se retirent sans peine.
- Il suffit de déclipser un ressort pour libérer le mécanisme d'éjection du boîtier.
- L'éjection fonctionne par deux plans inclinés qui poussent la cartouche jusqu'à la déloger du connecteur.
- En libérant délicatement les clips de la cartouche, on découvre une carte à 60 broches.
- Faces avant et arrière des cartouches Famicom :
- Cette carte, tirée d'une cartouche de Tennis, porte deux boîtiers de ROM soudés d'un seul côté — 24 Ko en tout.
- À titre de comparaison, un disque Blu-ray simple couche contient 25 000 000 Ko.
- Le grand déballage final.
Titre d'origine : « Nintendo Family Computer (Famicom) Teardown ».
Source, licence et portée
Guides iFixit, sous Creative Commons BY-NC-SA — attribution, usage non commercial, partage à l'identique. Le texte est traduit de l'anglais ; le titre d'origine est rappelé sous chaque procédure et les photos d'étapes restent sur iFixit. ⚠️ Ces guides visent le modèle nommé dans le titre : sur une autre révision, la visserie et l'ordre de dépose peuvent différer.
Mods — quoi acheter, comment¶
Le clignotement ≠ puce lockout morte
Front-loader qui clignote (voyant rouge, écran gris) : dans l'immense majorité des cas c'est le connecteur 72 broches fatigué/oxydé, pas la puce 10NES. Nettoyer la cartouche (jamais souffler dedans), puis remplacer le connecteur avant tout autre diagnostic.
- Remplacement connecteur 72 broches 🟡 : déclipse l'ancien connecteur du bloc RF (pas de soudure sur le front-loader), pose un connecteur neuf. Éviter les modèles « bendy »/OEM neufs trop serrés qui rayent les cartouches ; privilégier un connecteur à ressort de qualité. Traite la cause racine du clignotement.
- NESRGB (Tim Worthington) 🟠 : carte FPGA qui coiffe le PPU (dessouder le PPU d'origine, poser la carte à sa place, souder la nappe de sortie) → RGB / component propre, palettes sélectionnables. Le mod AV de référence. → fiche technique NESRGB.
- Désactivation 10NES (lockout) 🟡 : sur le front-loader, couper la broche 4 de la puce 10NES (CIC) → la console cesse de se réinitialiser (fin du clignotement) + tolère les cartouches d'autres régions. Mod documenté classique. → Region-free & lockout.
- Sortie composite/AV sur les unités RF-only (top-loader NES-101, Famicom) — procédure exacte ci-dessous.
- Audio d'extension (entendre le son des puces Famicom VRC6/VRC7/N163/FDS sur NES) — points exacts ci-dessous.
- Son « stéréo » (2 canaux) — points exacts ci-dessous.
Audio d'extension Famicom sur NES — points exacts (transcrit de ConsoleMods, CC-BY-SA)
Le connecteur cartouche Famicom 60 broches a br.45 (audio console→cartouche) et br.46 (audio cartouche→console) ; le 72 broches NES n'a pas ces broches → le son d'extension est muet sur NES. On le remixe via le port d'extension dessous.
-
NES front-loader : souder une résistance 47 kΩ entre broche 9 du port d'extension (EXP6) et broche 3 (entrée de mixage audio). Anti-bruit conseillé : une 1 kΩ en pull-down entre EXP6 (br.9) et br.2 (GND). (⚠️ ne pas confondre EXP6 = broche 9 et EXP9 = broche 6 !) Carte « clé en main » : ENIO (47 kΩ déjà câblée, sans soudure) ou la carte de Voultar.
-
NES top-loader (pas de vrai port d'extension) : utiliser EXP9 = broche 51 du connecteur cartouche. Souder une résistance 1,2 kΩ entre br.51 (EXP9) et la broche audio out (« juste à côté » de la 51). Avec PowerPak / EverDrive N8 : souder en plus un fil sur le flashcart entre br.51 (EXP9) et br.54 (EXP6).
-
Astuce niveau : remplacer la résistance fixe par un potentiomètre (+ une résistance série pour éviter 0 Ω = trop fort). Placer les résistances au plus près du point (sinon bruit).
Son « stéréo » NES (2 canaux) — transcrit de ConsoleMods, CC-BY-SA
Le synthé du CPU sort deux signaux séparés : AUX 0 (AUX A sur Famicom) = les 2 ondes carrées ; AUX 1 (AUX B) = triangle + bruit + DMC. Les séparer donne un son 2 canaux (pas une vraie spatialisation).
-
Mod « plain » : déconnecter la sortie son du CPU du mélangeur d'origine ; ajouter un condo série 1 µF par canal (négatif vers la console, protection + léger passe-bas) ; câbler la prise de sortie.
-
Mod « mixback » (garde le mono) : tapper AUX0/AUX1 sans les déconnecter ; caps + prise ; potentiomètres (log) ramenant le mono existant au point milieu (points AA/BB du schéma — sur NES AA = BB ; sur Famicom AA = plus propre mais sans expansion, BB = avec expansion).
Mod AV top-loader (NES-101) — anti-jailbars, points exacts (transcrit de ConsoleMods, CC-BY-SA)
Le top-loader NES-101 n'a que la RF et des jailbars marqués : la piste de vidéo composite du PPU est fine et longe des lignes du bus d'adresse → bruit numérique. La clé : isoler la broche 21 (video out) du PPU de la carte, puis amplifier/tamponner ce signal.
PPU : marqué RP2C02G-0. Carte orientée ports manettes vers soi, broche 21 = la broche la plus à gauche du côté face à soi (= video out).
Nomenclature ampli vidéo (si DIY, sinon carte toute faite Voultar / Cathouse Games) :
- 1× transistor PNP 2N3906 (ou 2SA937 récupéré sur la carte)
- 1× condensateur 220 µF · 1× 110 Ω · 1× 300 Ω · 1× condensateur 560 pF
Procédure :
- Démonter (embouts gamebit 4,5 mm), déposer blindages + dissipateur du 7805.
- Dessouder le modulateur RF (3 broches audio/vidéo/5 V + pattes de masse) et libérer le panneau arrière.
-
Isoler la broche 21 du PPU : au plus simple, la couper ras et la relever ; au plus propre, dessouder le PPU, relever la broche 21, puis le remettre (ou sur support DIP 40). Étamer la broche 21.
-
Poser l'ampli vidéo (sur le PPU, mousse double-face) sans court-circuit. Broche 21 → entrée vidéo de l'ampli ; +5 V → alim ampli ; masse → masse ampli.
-
Sortie : sortie vidéo de l'ampli → broche vidéo de la prise AV (jack TRRS 3,5 mm à la place du RCA RF, ou panneau imprimé multi-out/RCA).
-
Audio (pas besoin d'ampli) : broche la plus à gauche du modulateur RF → audio de la prise AV (ou la patte haute de FC1, la plus proche du port cartouche). Masse → masse de la prise.
-
Contrôler la continuité au multimètre ; remettre le dissipateur du 7805 avant test.
Procédure — console morte, dans l'ordre ✅¶
Ce que cette procédure ajoute
Un ordre pensé pour une console, pas pour une carte arcade : ce qui tue ces machines n'est presque jamais le CPU. C'est, dans l'ordre réel, l'alimentation, les condensateurs, le lecteur ou le slot de cartouche, et la logique seulement ensuite. → Diagnostic PCB
1. L'alimentation. Deux cas selon la machine. Bloc externe : ⚠️ lire le marquage sur la machine, à côté de la prise, et vérifier l'adaptateur en face — tension et polarité. Une machine à centre négatif alimentée en centre positif y laisse son fusible, parfois son régulateur ; ne pas se fier à l'étiquette d'un bloc tiers ni à un embout universel. Alimentation interne (la machine se branche directement au secteur) : le secteur est dans le boîtier. Débrancher, attendre, et vérifier que les gros condensateurs sont déchargés avant de toucher la carte. Dans les deux cas, mesurer en charge : un bloc fatigué tient sa tension jusqu'à ce qu'on lui demande du courant.
2. Le fusible. Beaucoup de ces machines en ont un juste derrière la prise — c'est la pièce faite pour mourir. Le tester en continuité, hors circuit. Un fusible qui resaute est un court-circuit, pas un problème de fusible.
3. Les condensateurs. Sur la plupart des machines de cet âge, c'est le suspect par défaut et non le dernier recours — les électrolytiques CMS qui fuient rongent les pistes dessous avant de donner le moindre autre signe. ⚠️ Toutes n'en sont pas là : certaines en portent très peu et ne se recappent pas par principe. Lire ce que cette page en dit avant de sortir le fer. → Recap
4. Le connecteur de cartouche. Contacts de la cartouche à l'alcool isopropylique, jamais à la gomme abrasive : elle enlève la dorure et le problème revient en pire. Côté machine, inspecter les broches du slot — écartées, tordues ou oxydées — et vérifier la continuité entre le slot et la carte.
5. La sortie vidéo. Isoler la machine de l'affichage : un autre câble, une autre télé, une autre entrée. Une part non négligeable des « consoles mortes » est un câble mort, ou un afficheur qui n'accroche pas ce que la machine sort — voir la section vidéo de cette page pour savoir quoi.
6. Toujours rien. Maintenant, et seulement maintenant, la logique : rails sur la carte, reset, horloge, bus. → Diagnostic PCB
Photos / assets¶
(À ajouter : carte NES front-loader vs NES-101, connecteur 72 broches, PPU.)
Réparation avancée
Connecteur 72 broches (cause n°1 : écran qui clignote/gris) → nettoyer ou remplacer ; puce de verrouillage 10NES (clignotement) = mod possible. Méthodes : Diagnostic PCB · Pistes & vias · Recap.
Documentation constructeur archivée ✅¶
Documentation constructeur archivée localement.
- NES — PDF
Statut
Documents constructeur sans licence explicite, conservés à titre de préservation.
Sources & attribution¶
- Wikipédia — Nintendo Entertainment System — CC-BY-SA — https://fr.wikipedia.org/wiki/Nintendo_Entertainment_System
- ConsoleMods — NES : (Composite) Top Loader AV Mod (PPU RP2C02G-0 br.21 = video out à isoler, ampli PNP 2N3906/2SA937 + 220 µF/110 Ω/300 Ω/560 pF, audio = broche gauche du modulateur RF ou patte haute FC1) — CC-BY-SA — https://consolemods.org/wiki/NES:(Composite)_Top_Loader_AV_Mod
- ConsoleMods — NES : Expansion (EXP) Audio Mod (Famicom br.45/46 ; front-loader 47 kΩ EXP6[br.9]↔EXP3 + 1 kΩ pull-down vers GND[br.2] ; top-loader 1,2 kΩ sur br.51[EXP9]) — CC-BY-SA — https://consolemods.org/wiki/NES:Expansion_(EXP)_Audio_Mod
- ConsoleMods — NES : « Stereo » Audio Mod (AUX0/AUX A = 2 carrés, AUX1/AUX B = triangle+bruit+DMC, cap série 1 µF/voie négatif vers console) — CC-BY-SA — https://consolemods.org/wiki/NES:%22Stereo%22_Audio_Mod
Image :
-
nes-board.jpg— Evan-Amos, domaine public — https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Nintendo-NES-Mk2-Motherboard-Top.jpg
Relecture & corrections
À quoi sert cet espace
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