Amstrad CPC (464 / 664 / 6128)¶
Le 8 bits tout-en-un d'Amstrad (1984), énorme en France et en Espagne : Z80, Gate Array maison, CRTC 6845, son AY-3-8912, et un moniteur d'origine qui alimente l'ordinateur. Réparation type CPC : courroie du lecteur 3″, membrane, alim du moniteur, recap. La version cartouche/console = la GX4000.
Amstrad CPC 464 — photo Bill Bertram, CC BY-SA 2.5 (Wikimedia Commons).
Identification / modèles¶
| Modèle | Année | Média | RAM | Note |
|---|---|---|---|---|
| CPC 464 | 1984 | cassette intégrée | 64 Ko | le best-seller |
| CPC 664 | 1985 | disquette 3″ | 64 Ko | éphémère (remplacé par le 6128) |
| CPC 6128 | 1985 | disquette 3″ | 128 Ko | le haut de gamme |
Livrés avec un moniteur : CTM640 (couleur RVB) ou GT65 (vert). La gamme évolue en CPC Plus (1990, ASIC + cartouche).
Architecture¶
| Bloc | Puce | Rôle |
|---|---|---|
| CPU | Zilog Z80 @ 4 MHz | logique |
| Vidéo | Gate Array + CRTC 6845 | 3 modes (160/320/640×200), palette 27 couleurs |
| Son | AY-3-8912 (PSG 3 voies) | musique/SFX |
| Alim | fournie par le moniteur (5 V + 12 V pour le drive) | pas d'alim interne |
Réparation (technicien)¶
Lecteur disquette 3″ (664/6128) — la panne n°1
La courroie caoutchouc fond avec le temps (résidu poisseux) → disquette qui ne tourne plus / erreurs. Remplacer la courroie (section carrée), nettoyer la poulie et la tête (IPA). Voir pistes & vias / mécanique.
- Média 3″ (Amsoft/Maxell) rare et cher → Gotek (firmware Amstrad) / HxC en préservation.
- Alim = le moniteur : pas de démarrage ? Vérifier la tension venant du moniteur (le CTM a ses propres caps à recap) avant de suspecter l'ordinateur.
- Clavier à membrane : touches mortes = membrane fatiguée / piste coupée (pont conducteur).
- Gate Array / CRTC : vidéo corrompue = Gate Array / CRTC / RAM → substitution.
- Recap ciblé si image/son dégradés → Recap.
Manuel de service d'origine ✅¶
Manuel constructeur archivé localement. Contient typiquement les schémas, le synoptique, les tensions et formes d'onde attendues, la nomenclature et les procédures de dépose — c'est la référence quand un symptôme ne colle à aucune panne connue.
Statut
Document constructeur sans licence explicite, conservé à titre de préservation (machine hors production depuis des décennies). Source : Internet Archive.
Procédure — ordinateur mort, dans l'ordre ✅¶
L'alimentation est dans le moniteur
Ce qui veut dire que la machine ne démarre pas sans cet élément — et qu'une panne qui ressemble à un ordinateur mort peut se trouver dans une pièce qu'on n'a même pas branchée.
Ce que cette procédure ajoute
Un ordre pensé pour un micro familial : ce qui tue ces machines, c'est leur alimentation, leur pile, leurs condensateurs, leur RAM sur support et leur clavier — à peu près dans cet ordre, et bien avant le CPU. → Diagnostic PCB
1. L'alimentation — mesurée avant d'être branchée. C'est l'étape qu'il ne faut pas intervertir. Sur une machine de cet âge, une alimentation ne s'arrête pas simplement : un régulateur 5 V qui lâche haut envoie 7, 9, 12 V sur le bus et emporte la RAM et les puces custom avec lui. Mesurer chaque rail hors machine, sous charge factice si possible, et seulement ensuite la brancher.
2. La pile, si la machine en a une. Toute pile d'horloge ou de sauvegarde soudée sur une carte est une fuite à venir. Si la tienne en a une et qu'elle n'a jamais été changée, la sortir avant qu'elle n'emporte les pistes. → Piles de sauvegarde
3. Les condensateurs. Le recap est la norme sur ces machines, pas le dernier recours — et sur l'alimentation d'abord, puisque c'est elle qui protège le reste. → Recap
4. La RAM, sur ses supports. Ces machines ont été conçues pour être réparées : la RAM, et souvent la logique, sont sur supports. Tout ré-enficher d'abord — trente ans d'oxyde, c'est un no-boot classique. Puis échanger les puces : une RAM morte donne en général un motif de caractères parasites reproductible, ou un écran figé sur un caractère fixe.
5. Le clavier. Une console n'en a pas ; celui d'un ordinateur est une pièce d'usure. Un clavier à membrane lâche par lignes ou colonnes entières mortes — c'est la membrane, pas la machine. Un clavier mécanique demande un nettoyage de contacts, pas un remplacement. Voir cette page : le mode de panne est souvent documenté par modèle.
6. Le support — cassette ou disquette. Les deux se ramènent souvent aux mêmes choses : une tête sale, et pour la cassette l'azimut et une courroie devenue goudron. ⚠️ Côté disquette, vérifier que la mécanique a bien une courroie avant d'en chercher une : beaucoup en ont, mais certains lecteurs sont à entraînement direct, et démonter pour trouver une pièce qui n'existe pas ne sert qu'à user le lecteur. Une machine qui démarre mais ne charge rien est une panne de lecteur, pas de logique — inutile de la chercher sur la carte.
7. La sortie vidéo. RF, composite, RGB ou moniteur dédié selon la machine (voir Identification). Tester avec autre chose avant de conclure : un modulateur d'époque et un téléviseur moderne se fâchent bien plus souvent que l'un des deux n'est en panne.
8. Toujours rien. Maintenant la logique : rails sur la carte, reset, horloge, bus. → Diagnostic PCB
Pannes fréquentes¶
| Symptôme | Cause probable | Piste |
|---|---|---|
| Disquette non lue (664/6128) | courroie fondue / tête | Remplacer courroie, nettoyer |
| Rien au démarrage | alim moniteur / fusible | Vérifier tension moniteur → carte |
| Touches mortes | membrane clavier | Remplacer la membrane |
| Vidéo corrompue | Gate Array / CRTC / RAM | Substituer, test RAM |
| Son faux/absent | AY-3-8912 | Diagnostic étage son |
Modernisation & mods — quoi acheter, comment¶
Moniteur CTM = CRT haute tension + courroie 3″
Le moniteur CTM d'origine est un CRT (l'alim du CPC passe par le moniteur) : haute tension, décharger le tube avant toute intervention → Sécurité CRT. Le recap concerne l'unité centrale et le moniteur/alim CTM. Côté lecteur 3″, la courroie séchée est la cause n°1 des disquettes non lues → la remplacer.
Stockage moderne - Gotek + FlashFloppy ou HxC 🟡 : remplacent le lecteur 3″ (disquettes CF2 rares) — connecteur lecteur interne, images DSK depuis USB. - M4 board 🟢 (ROM/SD + Wi-Fi), Dandanator 🟢, X-MEM 🟡 (RAM+ROM) au port d'extension ; C4CPC 🟢 = cartouches SD pour CPC Plus / GX4000.
Vidéo - Sortie RVB au connecteur moniteur 🟢 → péritel/SCART (brochage Amstrad) puis OSSC / RetroTINK ou RGB2HDMI.
Fiabilisation : nettoyage clavier/contacts.
⚠️ Ne pas héberger de ROMs/disquettes — méthode uniquement.
Schémas des périphériques et moniteurs ✅¶
Moniteurs CTM640 et CTM644 (couleur), GT64 et GT65 (monochrome), interface disque DDI, et l'étage disque/cassette. Le CPC tirant son alimentation du moniteur, ces schémas servent autant à réparer l'ordinateur que l'écran.
Provenance
Origine non documentée dans le fonds d'où ces schémas viennent : aucun auteur ni licence n'y est déclaré.
Schémas complémentaires ✅¶
Planches regroupées par machine. Déplier pour voir.
Provenance
Origine non documentée dans le fonds : ni auteur ni licence déclarés.
Voir aussi¶
- CPC Plus & GX4000 · ZX Spectrum · Recap.
Sources & attribution¶
- Photo Amstrad CPC 464 — Bill Bertram, CC BY-SA 2.5, Wikimedia Commons — https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Amstrad_CPC464.jpg
- Wikipédia — Amstrad CPC (Z80, Gate Array, CRTC 6845, AY-3-8912, 464/664/6128) — CC-BY-SA — https://en.wikipedia.org/wiki/Amstrad_CPC
- Savoir communautaire CPC établi (courroie 3″, alim moniteur, membrane) — synthèse.
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